| ABDEREMANE Said Mohamed | ||||
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Abdérémane Said Mohamed, actuellement Professeur de français et d’anglais à Paris., est né à Tsidjé (Aux Comores). Diplômé en Lettres Modernes à l’Université de la Réunion et licencié de philosophie à La Sorbonne, il achève en ce moment une thèse de Doctorat en anthropologie à l'Ecole de Hautes Etudes en Sciences Sociales. Il est l’auteur d’un livre de conte Djambo Djema et autres contes des Comores, édité chez Komédit en 2003, d’une pièce de théâtre, Tombé du ciel, paru aux éditions PLUMES LIBRES, en 2007, et de nombreux articles littéraires et anthropologiques. SES PUBLICATIONS Djambo Djema et autres contes des Comores, komedit, 2003 Les contes comoriens, c'est avant toute chose, un conteur, (souvent une vieille conteuse) et une voix. Une voix qui va faire vivre les djinns, les dimku, les orphelines éplorées et leurs mélodies mélancoliques ; une voix qui va, dès le préambule, souligner explicitement que tout conte est un mensonge mais un mensonge que nul ne doit contester ; enfin une voix qui va, dans la formule finale, exprimer la nécessité que le conte, ce mensonge porteur de vérités, renaisse après chaque fin, après chaque mort symbolique.
Ce livre s'adresse à toutes celles et tous ceux qui, par la lecture, veulent pénétrer l'univers des contes comoriens et en apprécier les richesses. Tombé du ciel, aux éditions PLUMES LIBRES, 2006 Tombé du ciel est une pièce écrite dans les années 1990. Elle pose plusieurs questions à la fois mais toutes tournent autour de la question de la responsabilité de nos actes.
L'expérience quotidienne de la misère fait-elle perdre la raison ou, au contraire, fait-elle acquérir une certaine sagesse ? Encore, faut-il pouvoir tracer une frontière entre la folie et la sagesse. En tout cas, le jeune Tamou, fou ou sage, accuse son père de l'avoir mis au monde, de l'avoir précipité en enfer. Il le rend entièrement responsable de sa misère, de son désespoir, de sa vie qu'il compare lui-même à celle d'un chien. Ses frères et sœurs font alors bloc derrière des parents qui ne cessent de prendre l'alibi de la volonté divine pour justifier la naissance de leurs douze enfants. Dieu est le responsable tout désigné d'une déchéance que Tamou attribue à son père. Face à ce garçon qui accuse celui qui lui a donné la vie, face à ce garçon qui balaie d'un revers de main l'idée d'un destin qui aurait fait de lui, une misérable créature, sa famille reste démunie. Et si toute l'agitation de ce jeune homme était due à l'emprise d'un mauvais esprit, un djinn ? L'idée de ces parents "sonnés" par un discours échappant à toutes les normes, à toutes les convenances est de déresponsabiliser ce jeune homme qui, les rend pourtant responsables de son malheur, de son mal-être. Cette fois, les responsables sont les mauvais esprits, les djinns qui lui font tenir ce langage de fou...
La dynamique énonciative dans les contes des Comores, Ya mkobe, N° 12-13, décembre 2005 Le passage des contes comoriens de l'oral à l'écrit, Les Cahiers de l'Orient, N°77, Paris 2005 Pluralisme juridique et gestion de la terre aux Comores, Tarehi, N°13 (Revue d'histoire et d'archéologie), octobre 2005" Propos sur la littérature comorienne d'expression française" dans yamkobe N°15-16. 2008 |




Abdérémane Said Mohamed, actuellement Professeur de français et d’anglais à Paris., est né à Tsidjé (Aux Comores). Diplômé en Lettres Modernes à l’Université de la Réunion et licencié de philosophie à La Sorbonne, il achève en ce moment une thèse de Doctorat en anthropologie à l'Ecole de Hautes Etudes en Sciences Sociales. 









